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FAILTE !
Ayant vécu quelques mois en Irlande, j'aimerais partager avec vous mon expérience.
C'est une petite île tranquille qui mérite le détour.
Peut être vous donnerais-je l'envie d'y aller !
Bonne visite !

 
30 octobre 2006 : Halloween.
En Irlande, Halloween est un jour férié, un bank holiday. Cela signifie que l'on a généralement un week end prolongé.
Trois semaines avant, Marco me demanda si ça m'interessait d'aller visiter le comté de Donegal. J'ai bien évidemment répondu par l'affirmative. Il a donc fait tout ce qu'il fallait pour aller là bas : reservation d'une voiture, d'un bed and breakfast, localisation du trajet à effectuer et des endroits à visiter.

Samedi soir, aéroport de Dublin, 20.00, dans le parking des voitures de location.
En compagnie de Marco, Elodie et Rossella, une italienne qui travaillait avec Marco, je m'avance vers la voiture.
"Ma che cazzo", qu'est ce que c'est que cette voiture? Il avait pourtant réservé une avensis? C'est quoi cette chevrolet modèle "saloon"? Le week end commençait pas trop bien...
Qu'importe, on prend la route : M50 puis direction Derry (Londonderry, comme disent les anglais) pour aller dans le Donegal, région situé au nord ouest de l'Irlande.
Ireland by night... c'est l'automne, la nuit est sombre, le paysage invisible...
Traversée de la République d'Irlande et de l'Irlande du Nord. Où est la frontière? Elle n'existe pas. Seul le réseau de mon portable m'indiquait si nous étions en République d'Irlande ou en Irlande du Nord. C'était également le seul repère pour savoir si nous étions à 100 km ou 100 miles de Derry...
Traversée de Omagh, si tranquille pourtant, mais meurtrie 8 ans plus tôt par un attentat sanglant.

Arrivée vers Derry, Irlande du Nord, 23.00
J'ai eu le privilège d'être ce jour là le copilote de Marco, mais un détail me chagrinait : ma carte routière indiquait "Derry" mais les panneaux de signalisation indiquaient "Londonderry"...
A quelques kilomètres de la ville en question, je compris que ces deux localités n'étaient qu'une seule ville.
En effet, sur les panneaux de signalisation routiers, une croix vengeresse faite au marqueur indélibile masquait le mot "London" et laissait juste apparaître le mot "Derry"... Image oppressante, qui rappelle que le bloody sunday reste aussi une trace indélibile dans l'esprit des gens. Malgré les efforts incroyable de l'IRA et de la Grande Bretagne pour mettre fin à cette guerre de religion, cette guerre sociale qui a marqué la région pendant des siècles, les tensions sont toujours présente.
28 octobre 2006 : les troupes anglaises sont toujours présente en Irlande du Nord...

0.00 : Arrivée dans une petite ville dont le nom m'échappe, près de Letterkenny. Nous sommes accueillis par les propriétaires, je rentre dans mon premier bed and breakfast.
Nous choisissons avec Marco la chambre du haut, les filles ont pris la chambre du bas.
Notre chambre avait deux lits, une salle de bain avec wc, une télé. Rien de luxueux mais confortable tout de même.
Fatigués, la chambre glaciale, nous nous demandons si l'on devait avancer notre montre ou la reculer d'une heure. "One hour more or one hour less?" me demandait Marco.
C'est sur cette question que nous nous sommes endormis.

Lendemain matin, 7.00.
Toujours aussi froide, la chambre. Je crois que le radiateur ne savait pas non plus si il fallait avancer ou reculer d'une heure.
Réveil, puis douche, nous rejoignons les filles en bas. Rossella s'étant lavés les cheveux, elle demanda au propriétaire un "hair dresser", au lieu d'un "hair dryer"...

Petit déjeuner dans le salon : décoration 100% maison : photos de famille, vases en porcelaine, veille armoire; ambiance très "british" je dois dire...
Pour le petit déjeuner : surprise : thé ou café, toasts, beurre, marmelade : rien de spécial... mais il est suivi d'un traditional irish breakfast : oeufs, bacon, tomate, saucisse, pudding... un vrai plat pour démarrer la journée!
Départ du BNB, direction Fanad, une péninsule du Nord de l'Irlande, située en République d'Irlande.
Le temps est nuageux et le soleil tarde à se lever.

10.00 : le soleil commence à briller et chasse ainsi les nuages. Arrêt sur le bord de route, premières photos de marécages, illuminés par un soleil d'automne.


Reprise de la route, direction Fanad head et son phare. Le bout du monde pour moi. Petite route de campagne, personne à des kilomètres. Les seules personnes rencontrées près du phare n'étaient pas très avenantes, leur physique était très... surprenant....

Arrivée à Fanad head, phare le plus au nord de l'Irlande. 
Calme total, juste une voiture garée sur le parking.
Le soleil est avec nous : nous admirons ce phare blanc en bord de falaise, illuminé par un soleil doux qui donne des reflets indescriptibles à l'herbe et aux rochers, matières premières de ce paysage somptueux.


Redescente vers la terre, route longeant des lacs piscicoles, traversée de ponts qui donne une vue imprenable sur les baies...
Le Donegal se présente alors comme une terre sauvage, endroit le plus sauvage de l'Irlande pour moi, avec ses côtes battues par la mer; ses criques où arrivent les bateaux de pêche; ses fières croix celtiques fesant front aux lacs; ses falaises ou l'on se sent seul au monde : pas un bruit, rien, personne, le calme...



18.00 : la nuit est déjà tombée, nous arrivons dans la ville de Bunbeg.
L'automne est bien là, les températures ont chutées depuis mon arrivée, en septembre.
Nous arrivons dans un guest house, c'est à dire une maison plus grande qu'un BNB.
Magie de ce pays, cette maison était immense et les propriétaires chaleureux. Après avoir découvert notre chambre, une pièce de 25m² avec trois lits confortables pour deux personnes, nous nous dirigeons vers le salon de thé d'une grande beauté et d'un grande propreté.
Etaient assis sur les fauteuils trois hommes et une femme.
La conversation s'engage, mais difficilement. L'accent de l'homme le plus âgé, un costaud aux yeux bleus ciels, ainsi que de se femme m'ont laissé pensé à des touristes des pays de l'est. Or il n'en était rien, ce n'étaient que de écossais en vacances dans le Donegal. Quel accent mes amis!
Cet homme semblait être sorti d'un roman. Cheveux gris, yeux très clairs, voix très grave qui n'hésite pas à rouler les "r", il était surprenant par son amour pour les alcools. J'avais en face de moi un vrai écossais. Bouteille de scotch 75cl à ses pieds, petite bouteille de whisky dans la poche de sa chemise, juste contre son coeur, et canettes de bière sur la table dont la moitié était vide... "je suis bien, là", nous disait-il.
Ces gens étaient passionnés d'histoire. Nous parlions de l'Italie, de la France, de l'Ecosse, de l'Irlande.

Un peu plus tard, la faim nous appella, et nous demandions à la propriétaire de nous indiquer un endroit ou l'on pourrait manger. Elle décrocha son téléphone, et dans une langue venue d'une autre planète, elle interrogea le pub de la ville d'à côté pour savoir si l'on pouvait aller se restaurer. Ce fut mon premier contact avec l'Irlandais, car je me trouvait dans l'Irlande profonde, ou les gens utilisent quotidiennement le gaélique pour dialoguer : c'est la région du gaelteacht, très marquée par la lutte contre les anglais qui se manifeste par une fierté irlandaise.

Arrivée dans le pub, la commande est prise. Bientôt 21.00, le concert va commencer. Hommes, femmes, enfants, personnes agées sont toutes réunies en famille; elles boivent, mangent dans un atmosphère détendue mais animée.
Au menu : poisson pour moi, pas mauvais.
A la fin du repas, Rossella commença à jouer avec son piercing sur la langue, qu'elle faisait bouger entre ses lèvres...
Aux côtés de Marco, il y avait une famille en vacances, venue d'Irlande du Nord. La mère de famille avait vécu dans la région d'origine de Marco, la discution s'engage.
Puis vient une question très délicate de Marco : "Etes vous catholique ou protestante?" La femme ne savait plus quoi dire, elle était très génée : il y a des choses dont on ne parle pas quand on est en Irlande du Nord. Du coup, elle lui répond "je suis pour la Reine, et vous, vous êtes pour qui?" "Moi je suis juste italien", répondit Marco...

Sortis du pub, nous revenons à Bunbeg, dans un pub bondé. Où étaient passés les gens? Nous en avions la réponse. Une bière à la main, nous commençions à plaisanter sur le piercing de Rossella. Seuls touristes dans le pub, nous n'avions autour de nous que des irlandais, buvant, dans une ambiance familliale et bon enfant.
Elodie, montée sur ressort comme d'habitude, donna un léger coup de coude à un homme assis derrière elle.
"Et si je te réponds en français, tu dis quoi?" lui lança-t-il. Pas possible. 29 octobre 2006, 0.00 dans un pub situé dans une ville de 500 habitants, perdue dans le Donegal : un français.
Agé de 35 ans environ, il a commencé à travailler à Dublin chez Hertz. Venu un peu par hasard, il y rencontra une femme de Bunbeg avec laquelle il se maria. Il vit maintenant en Irlande, travaillant comme plombier à Dublin. Histoire peu commune, mais très interessante. Comme quoi, on ne sais jamais ce qui peut arriver dans la vie...

Le lendemain matin, réveil dans notre suite, bien trop grande pour nous deux.
Coup d'oeil à la fenêtre : on devrait voir la mer, mais tout est blanc... La brume nous masque le paysage...
Arrivée dans le salon de guesthouse : ce n'est pas un salon mais un restaurant ! Combien de tables !
Assis au fond, près de la fenêtre, nous commandons le petit déjeuner. Full irish breakfast bien entendu...
En attendant le petit déjeuner, je me lève et regarde les murs de la pièce. Pas un centimètre carré laissé au murs, qui croulent sous le poids des divers cadres, photos et objets accrochés à lui.
Nous sommes bien dans le Donegal : pas un objet n'oublie de commémorer l'indépendance de l'Irlande... Ici, la déclaration d'indépendance, là, des peintures commémorant la révolte de 1798... C'est là que j'appris qu'un général français du nom d'Humbert vint en Irlande en 1798, porté par les idées de la Révolution française, pour libérer le peuple irlandais de la domination anglaise. Il est placé au panthéon des personnages historiques irlandais... Quelle fierté pour moi !
Notre Irish breakfast servit, les écossais arrivent pour prendre le leur. A-t-il toujours sa bouteille de whisky? Non, pas ce matin...
Devant ce musée, il ne peut s'empêcher de parler d'histoire. Passionnant. Il nous parle de l'indépendance de l'Irlande, et fait un parallèle avec l'Histoire de France et d'Ecosse... Un petit déjeuner instructif ce jour là !



En route pour Donegal.
Route toujours aussi désertes, paysages toujours aussi sublimes, teintés de plantes oranges pâles, de tourbe noire, d'herbe verte.
Cette fois, le soleil n'est plus de la partie, mais peu importe, sans pluie, l'Irlande n'existerait  pas...
Descente sur Dunglow, puis Crannogeboy, où se trouve une baie qui subit les marée. A marée basse, l'eau découvre le sable blanc... Loin d'être la polynésie, le spectacle reste magnifique.
Roulant sur les petites routes, nous arrivons dans un hameau, comme il en existe beaucoup là bas.
Voiture à l'arrêt devant une maison, un vent glacial vient s'abbattre sur nous.
Essayant de descendre vers le bord de l'eau, un homme ouvre sa porte et vient nous parler. C'est vrai qu'il ne doit pas voir beaucoup de monde pendant cette période. on discute un petit peu, il nous explique les marées, le sable, etc...
Nous décidions ensuite de continuer sur la petite route. De part et d'autre, des champs et des vaches. Il commence à pleuvoir. En face de nous, l'atlantique.
Elodie et Rossella décidèrent de rester dans la voiture.
Marco et moi même décidions d'enjamber la barrière pour aller voir les vaches. Marco tenta de les photographier, mais elles étaient craintives. Je le revois encore courir dans le champs trempé par la pluie après les vaches, essayant de prendre un photo, avec en fond un cascade qui coulait  dans l'eau bleu-violette-verte qui s'arrêtait au pied de l'herbe elle aussi verte fluorescente qui était bordée par une lisière de sable blanc...
Magnifique...



Continuant la descente, nous arrivons aux Slieve League, les falaises les plus hautes d'europe.
Le temps était désormais contre nous. Petite route sinueuse sur les flancs de la montagne, visibilité de 5m tout au plus, du au brouillard, nous sommes toutefois arrivés au sommet. Personne. Sauf le vent et la pluie. De cet endroit je n'en garderait qu'une photo blanchie par le brouillard... Impossible de rester dehors : trop froid, trop de vent, trop de pluie... C'est aussi ça l'Irlande...



Nous decidions alors de retourner sur Donegal, la ville, en passant par Killybegs, premier port de pêche en Irlande.
Arrivés à Donegal, nous voulions visiter le chateau, mais cela n'en valait pas la peine car vraiment trop petit.
Nous nous réfugiâmes dans un bar-restaurant, le temps de se décider de repartir sur Dublin.
Une fois de plus, traversée de l'Irlande la nuit. Le retour fut très calme, peu de circulation.
Moins calme ont été les jours suivant : habitué au climat méditérranéen, je me suis enrhumé : résultat : fièvre, médicament pendant 1 semaine.

Toutefois, rien ne peut m'arrêter en Irlande : une semaine après, j'étais dans un bus direction Belfast et la chaussée des géants...
  

 
 Vendredi, fin d'après midi.
Fin du boulot à 17.00, retour à la maison. La mère d'Elodie était venue lui rendre visite pour quelques jours.
Elle me demanda si j'étais ok pour partir en Irlande du Nord. Malade de la semaine dernière, je répondis oui sans hésiter.

18.30 : busaras.
Départ pour Belfast en bus. La route va être longue.
Nous longeons la côte, qui est aussi visible que les paysages de la semaine dernière...

22.00 : arrivée dans l'auberge de jeunesse à Belfast. l'usine. Nous avons des chambres séparées, je la partage avec deux personnes. Le repos n'est pas au rendez vous, la boîte de nuit ne fermera pas avant 2 ou 3.00 du matin...

Lendemain matin, réveil, douche dans une pièce qui n'est pas une salle de bain, mais bon, ça ira.
Petit déjeuner, continental celui là, pas de saucisse ni d'oeufs.

9.30 : visite de Belfast.
Avant toutefois, recherche d'un BNB. Nous sommes en novembre mais tout est déjà complet. Au détour d'une rue, une chambre de libre. Bien moins confortable que celle de Bunbeg, elle le sera toujours plus que la chambre de l'auberge de jeunesse.
Nous voilà rassurés, nous pouvons commencer à découvrir la ville.


Belfast n'a rien à voir avec Dublin, c'est une ville anglaise avec des anglais. Les maisons, les rues, tout est différent.
Marchant dans une petite rue tranquille, nous nous sommes un peu égarrés. Je me retourne, et là surprise : le calme venait de voler en éclat : un mur à l'angle d'une rue rappelle que Belfast a été en guerre il n'y a pas si longtemps : une peinture immense sur la façade de la maison représentait un homme cagoulé avec une mitraillette à la main, avec ses mots inscrits : "maintenant vous entrez dans le quartier loyaliste de Belfast".
Autour de nous, des barbelés. Nous décidons de faire demi tour, la rue était plus accueillante avant.

Visite du centre ville : peu de monuments, de magasin : un peu déçu, je pensait que Belfast serait plus grande que cela. Tant mieux, je trouve cela moins stressant.
Devant Marks and Spencer, des taxis noirs : nous sommes bien en Angleterre.
Balade dans Belfast, visite du pont Victoria, passage près d'un collège, où les élèves semblaient suivre un mode vestimentaire plus que...douteuse : garçons en pyjamas, gothiques, et autres personnes au physique indescriptible... Une fois de plus, nous sommes bien en Angleterre...


Regardant où nous devions aller, un homme s'approche de nous et nous demande spontanément si nous nous sommes perdu. Il nous indiqua le chemin. C'est aussi ça les anglais.

Ensuite déjeuner dans une caféteria, nourriture correcte. Evidemment, la monnaie n'est pas la même, tout est un peu plus cher.
On passe en face prendre un café. le barista, un italien je crois, connaissait Nîmes... Comme quoi le monde est petit...

Visite du jardin des plantes, puis retour au BNB.

Le soir, dîner dans un restaurant : la cuisine anglaise n'est pas si mauvaise que cela, tous comptes faits... Je commande un pizza, pas mauvaise mais rien à voir avec celles du restaurant de Marco. Je demande de l'huile piquante pour mettre sur ma pizza : on m'apporte une sorte de gelée liquide sucrée salée épicée... Ce n'est pas mauvais mais surprenant pour un français... Il faut bien une english touch, on n'est pas en France !
Par contre méfiez vous, quand vous commandez, les accompagnements ne sont pas compris dans le prix... La note peut s'avérer être salée...
Chose étonnante, qui l'est moins maintenant, pour nous en France, c'est qu'en Angleterre il est autorisé de fumer dans les lieux publics... Quelle étrange coutume pour moi... Après seulement un mois en Irlande, j'avais pris l'habitude à ce que les gens sortent pour fumer! C'est l'habitude qu'a pris elodie aussi, car même si c'est autorisé de fumer dans le restaurant, elle est sortie pour fumer... Ce n'est donc juste qu'une question d'habitude...

Lendemain matin, direction la chaussée des géants.
Petit déjeuner dans le BNB, English breakfast, proche de l'Irish...
Dans la salle un homme prenait son petit déjeuner aussi.
Départ pour l'auberge de jeunesse où nous attends le bus. Cet homme nous accompagne, c'est Gidéon, un allemend qui travaille à Dublin lui aussi. Il parle un peu français, pas trop mal je dois dire.
Montée dans le bus, Gidéon s'assied à nos côtés. C'est une personne très gentille mais très collante, très bavarde.
Discution tout au long de la route qui longe la côte.

Arrivée dans un grand parking au bord d'une falaise. En face, un îlot à tête verte : sheep island. Nous sommes arrivés à Carrick-a-rede, et nous prenons un chemin de terre le long des falaises.
Arrivée devant une petite porte, nous étions les derniers de la saison à traverser ce pont à corde au dessus de la mer. Ca ne parait pas comme cela, mais avec un ciel un peu gris, et un peu de vent entre les falises, mieux ne vaut pas avoir le vertige.
En récompense, on a eu droit à un diplôme, c'est pour vous dire...


Retour dans le bus, en route pour la chaussée des géants.
Arrivée dans un parking goudronné, avec office du tourisme et boutique de souvenir.
Descente vers la chaussée :  premier aperçu depuis le chemin : c'est minuscule. Mais c'est pourtant classé au patrmoine mondial de l'Unesco.

Arrivé sur les rochers, c'est vrai que ça vaut le coup d'oeil : en bord de mer, quelque part en Irlande du Nord, quelques mètres carrés de roches semblent avoir été posés par l'Homme. On dirait des pavés. Or ce n'est juste que de la lave qui s'est crystalisée au contact de l'eau, il y a quelques milliers d'années.
L'histoire raconte que ce sont des géants qui ont construit cette route qui mène vers l'Ecosse. Il est vrai que l'on retrouve la mème formation rocheuse de l'autre côté du north channel.

Le temps est beau, nous remontons pour aller sur les falaises. Paysage magnifique de plaines coupées net par les falaises, mélanges de couleurs du au soleil déclinant. Il est 17.00, en Irlande du Nord, tout est calme, tout est beau...


Retour sur Belfast. en arrivant, on voit au loin les grues qui ont servies à la construction du Titanic. Construit à Belfast, il a fait sa dernière escale à Cork, sans pouvoir rejoindre sa destination...

Retour sur Dublin, après un très bon week end. 

 
11 janvier 2007 : dernier jour à Dublin.
Mes parents m'ont rejoint à Dublin, je me suis occupé de la location de la voiture et du BNB.

20.00, aéroport de Dublin, parking des voitures de location.
Arrivée devant la voiture, une mégane, nous partons pour l'ouest de l'Irlande, direction Galway.
Même scénario, pour la deuxième fois, je reprends la M50, puis je traverse l'Irlande la nuit.
Température froide mais convenable, pas de pluie.

23.00 : arrivée à Galway, recherche du BNB.
Novice dans la préparation des voyages, je n'avais pas de carte détaillée de la ville. Nous tournons et retournons dans cette ville à la recherche de cette rue.
J'appelle la propriétaire : il faut trouver le poste de police, le BNB n'est pas loin. 

0.00 : Nous trouvons enfin le BNB, coincé dans une rue étroite mais calme.
La nuit sera bonne, je suis en forme.

Le lendemain, découverte pour mes parents du Full Irish breakfast dans la petite cuisine de la maison. Toujours le même scénario : toasts, beurre, marmelade avec thé ou café suivi de l'assiette avec saucisse, bacin, pudding, oeufs... Parés à prendre la route après cela !

9.00, le 12 janvier.
Le soleil tarde à se lever, le temps est nuageux et venteux. Direction le Connemara, péninsule située au Nord de Galway. 
Arrivée à Oughterard, un panneau indique le pont de "L'homme tranquille", film avec John Wayne.
Petite route sur la gauche, arrivée devant le pont. Personne aux alentours, juste une ferme à côté.
La pluie s'arrête, nous descendons et prenons quelques clichés du pont : rien de spécial, mais nous avons toutefois marchés dans les pas de John Wayne...


Retour sur la route, arrivée à un croisement : Maam Cross.
Il etait indiqué qu'ici aussi s'était tourné dans la région le même film, nous partons à la recherche de la maison où était Wayne dans le film.
Ne trouvant rien, je decidai de demander à trois personnes au carrefour où se trouvait cette demeure.
Intrigués de ma question, ils me répondirent qu'on était garé devant.
L'Irlande a bien changé en 50 ans ! La maison au milieu de nulle part est aujourd'hui coincée entre la N59 et un hôtel... La pluie battante, nous décidions de prendre quelques photos et de rentrer à l'abri dans la voiture.


Suivant la route, nous découvrons les premiers grands lacs. Arrivée à Leenaun, la pluie s'arrête, ou du moins se calme. devant nous une étendue d'eau immense, alimentée par les cascades qui serpentent le long des montagnes oranges environnantes... Sur la route, le long du lac, l'eau n'hésite pas à nous couper la route... il continue à pleuvoir.

Continuant le chemin, nous arrivons devant un lac où se trouve à son bord une abbaye : nous sommes arrivés à Kilemore Abbey. Magnifique bâtisse au bord du lac, elle est baignée à son sommet d'une brume coulant de la montagne... Un décors de conte de fées.
Ce n'est à l'intérieur que j'ai appris que cet endroit était encore habité par des religieux... Idéal pour la méditation...


De nouveau sur la route, nous arrivons à Clifden, la plus grande ville du Connemara.
Une fois garés sur le parking visiteur, nous marchons dans la ville. A notre droite, une Eglise en pierre attire notre attention.
Quelques pas plus loin, nous découvrons enfin de la couleur sur les façades des maisons, autre que l'orange et le gris du Connemara . Il est de tradition que les maisons en bord de mer soient peintes en couleurs très vives, en rose, rouge, violet, vert; cela permettaient aux marins qui rentraient au port de reconnaitre leur maison. Comment les reconnaissaient-ils? Chaque maison a sa propre couleur, son propre contraste...
Arrivé dans le supermarché de Clifden, nous décidons d'acheter une baguette et de prendre quelques tranches de jambon. Misère! Que mon pain me manque! Cela dit, j'étais étonné de voir tant de viandes et poissons dans une vitrine, cette image est très rare dans le centre ville de Dublin...

Une fois restaurés, nous reprenons la route direction Ballyconneelly.
Nous rencontrons des gens devant le supermarché, nous leur demandons la route : encore des français! Décidemment, je n'y échappe pas, ils sont partout ces gens là...
Sortie de Clifden, la pluie s'arrête. Alléluia! Les nuages se dispersent enfin, laissant apparître le soleil... Cela nous permet de voir le paysage en couleur : un vert très vif, un orange doux, je comprends mieux pourquoi le drapeau de l'Irlande a ces couleurs...
Arrêt en bord de route : rencontre du soleil et de la pluie : arc en ciel... J'essaye attentivement de voir si le Leprechaun ne passe pas dans le coin, son trésor ne doit pas être bien loin...

La route serpente le long de la côte, entre d'un côté les plaines et de l'autre la mer.
Arrivée à Ballyconneelly bay, puis dog's bay : le soleil s'invite enfin, le paysage est plus que magnifique. Nous nous arrêtons au bord de la route qui surplombe la baie : juste le souffle du vent se fait entendre, ainsi que le va et viens de la mer...
A dog's bay, nous nous garons dans un parking. Aménagé comme tel, je pense qu'il est convoité l'été, mais il nous appartenait en cette basse saison. Sur une petite colline, face à la mer, un petit cimetière. Je descends sur la plage qui alterne entre le blanc et le gris selon l'humeur des nuages... Personne aux alentours, seul au monde sur cette plage... Fabuleux.

Nous quittons cet endroit magique pour reprendre la route. Problème : Michel Sardou nous aurait-il menti? Où sont les lacs du Connemara? Suivant la route nous arrivons à un croisement : à droite : Doonreagh, à gauche Ballinaboy. Etrange, je regarde sur la carte : il faut tourner à gauche, aller vers Ballinaboy car c'est là que nous trouverons les lacs !
Petite route où deux voitures ne peuvent pas se croiser, nous arrivons sur une plaine qui domine les lacs...
Une fois de plus, seul au monde...
16.00, le soleil commence à décliner, donnant une lumière orangée qui illumine la plaine... en face de moi, le soleil et la mer, à quelques kilomètres; derrière moi, les montagnes du parc national... Un vent fort nous gifle le visage, mais sa douceur la rend supportable...
A côté de nous, des moutons viennent nous saluer, puis repartent vers les innombrables lacs qui nous entourent... Combien? Des centaines? Des milliers? Des millions?
Non, Michel sardou ne nous avait pas menti, ils existent... Ils sont magnifiques...
Nous remontons dans la voiture, mais attend ! Derrière nous, un arc en ciel viens nous montrer le chemin. Une fois de plus pas de Leprechaun en vue; je ne serais pas riche aujourd'hui, mais je pourrais mourir heureux d'avoir vu les lacs du Connemara...



17.00 : la nuit tombe. De retour sur la route, nous arrivons le long de la côte pour rentrer à Galway.
Nous longeons la côte. A notre droite, la mer qui rayonne sous le soleil incandescent de l'hiver... Fatigué d'avoir brillé quelques heures dans la journée, il nous quitte : j'espère le revoir demain...

20.00 : recherche d'un restaurant dans le centre ville de Galway. Samedi soir à Galway, en décembre, c'est aussi animé que Temple Bar !
Nous mangeont dans un restaurant, puis faisons un tour dans la ville. Evidemment, peu d'animation dans les rues, mais beaucoup dans les pubs...

Retour au BNB.
Demain ce sera le Burren qui s'offrira à nous...


Levé à 7.30 et petit déjeuner traditionnel : parés pour partir.
Départ de Galway à 8.30, direction la région du Burren, au Sud de la vile.
Temps gris et froid, pas de soleil.
 
8 juin 2007 : Retour en Irlande !
Je revois Marco pour la première fois depuis 3 mois, ainsi que tous ceux que j'ai connu : ils sont presque tous là!

Arrivée à l'aéroport, je patiente avant de retourner à l'agence pour aller dans mon appartement.
C'est alors que Marco me dit que demain il va à la mar, à Killiney, sur la côte, à quelques kilomètres de Bray. Le temps est magnifique, l'été s'annonce superbe...

Le lendemain, je retrouve Marco sur la plage bondée de monde! La méditerranée a du soucis à se faire, la concurrence est rude ! Cela dit, peu de monde dans l'eau, n'oublions pas que c'est la mer celitique ici...

Je retrouve, aux côtés de Marco, Roberto, mon ancien colocataire. Content de le revoir! Il me dit que la semaine prochaine, il aimerait aller aux îles d'Aran : c'est ok pour moi. A peine arrivé, et déjà parti pour une nouvelle découverte.

Samedi 15 juin, 18.30, busaras.
J'attends Roberto dans la gare routière, le bus pour Galway ne va pas tarder à partir.
19.00 : départ du bus, en avant pour trois heures de route... Dans le bus, touristes et travailleurs se mèlent : c'est vendredi soir, les uns vont visiter Galway, les autres rentrent chez eux pour le week end.

Trajet long, fauteuil pas très confortables. Dehors, le paysage a changé. Lors de mon dernier passage sur cette route, il faisait nuit noire. Aujourd'hui, 21.00 et le soleil brille encore... Peu de nuages dans le ciel, le fond de l'air est doux. Vive l'été!
Je découvre enfin le paysage du centre de l'Irlande : de l'herbe et des vaches, encore et encore... C'est à croire que le pays du mouton est un mythe!
Plongée au coeur des villes et villages irlandais, je me sens déconnecté, dans une autre dimension, dans un autre monde.

23.00 : le soleil n'est plus qu'une faible lueur sur l'horizon : je devine encore la silhouette des vaches dans les pâturages.

Arrivée au BNB, nuit dans une chambre de 6 personnes. Vendredi soir, peu de fêtard, la nuit a été calme.


Lendemain matin, petit déjeuner dans la salle commune. Pain, beurre, confiture et café à volonté.
Départ pour les îles d'aran : le bus nous emmène au port, afin de prendre un bateau pour rejoindre l'île principale, la plus grande : Inishmore.
Embarquement, bateau très confortable, je sors pour prendre quelques photots, mais la brise me repousse à l'intérieur : les matins sont plutôt froids ici...

Arrivée à Kilronan, "capitale " d'Inishmore. Nous débarquons dans une petite ville, deux restaurants, des conducteurs de calèche nous harcèlent.
Nous décidons comme il est coutume de louer un vélo pour rejoindre Dun Aonghasa, un site préhistorique où se trouve un arc de cercle en pierre qui borde la falaise, qui servait certainement de forteresse il y a quelques millénaires.
Egarés au départ, nous retrouvons le chemin. Le temps s'éclaicit, il fait de plus en plus beau. La chance est avec nous.


Arrivée à un kilomètre environ du site, nous laissons nos vélos dans un parking aménagé à cet effet et nous entamons une demi-heure de marche pour acceder à la falaise : ça a intérêt d'être beau, car la matinée a été sportive...

Arrivée sur le site : à première vue, rien d'extraordinaire : des pierres les unes sur les autres. En regardant autour de soi, c'est là que ce dessine le demi-cercle : en effet, ce site est encore bien conservé.
Je m'approche du bord de la falaise : pas de barrière, 30 mètres de vide à quelques centimètres de mes pieds. Je comprends mieux pourquoi des Hommes ont bâti une forteresse ici : du bord de la falaise on a une vue imprenable sur les environs de l'île.




Devant moi, la mer, qui se jour là se confond avec le ciel : les nuages partent, le soleil brille.



Essayant d'imiter des enfants qui s'amusaient à se pencher, allongés à plat ventre sur les rochers, pour voir la falaise de plus près, nous n'étions pas fiers quand nous avons pris les photos. Ca y est, c'est bon? Ouf... allongé sur un rocher dont la tête dépasse de la falise, je jette un coup d'oeil en bas : c'est tout bleu. La falaise est comme si l'on avait donné un coup de couteau dans du beurre, elle est presque à angle droit.



Retour sur Kilronan.
Nous reprenons nos vélos, et nous faisons le chemin en sens inverse. Nous longeons la côte, au loin nous voyons d'un côté la terre ferme, et de l'autre des prés verdoyants saignés de murets en pierre, et des vaches, encore...
Arrivé à un croisement, nous voyons un pub... Tiens donc, au fin fond d'une île, au croisement de chemins, entre les rares arbres qui vivent ici, un pub est le centre névralgique des cyclistes assoiffés...
Nous entrons à l'intérieur : une guinness pour moi!
Le temps est trop beau, nous sortons sur les tables en bois mises à notre disposition. Juste à côté de nous, une femme est assise sur un banc. Dans sa main droite, une cigarette, sa énième; dans sa main gauche, une pinte de bière... C'est qu'ils sont rudes les araners! C'est bientôt l'heure de manger, elle passe à table : au menu, soupe et fritures en tout genre... Malgrè l'aspect hypercalorique de ces plats, je commence à avoir faim... Mais bon, j'ai ma bière, alors tout va bien...
En face de nous, à deux mètres, deux musiciens alternent les morceaux de musique et la bière... Beaucoup de touristes ce jour là, mais tous étaient captivés par ces deux individus, donnant à l'endroit une ambiance conviviale... Une bière, un peu de soleil, de la musique... Quoi demander de plus?
  
Hélas, ne pouvant rester sur l'île, nous décidons de prendre le bateau pour rentrer.
Au préalable, nous nous arrêtons dans un restaurant de Kilronan pour dîner : le bateau part dans une heure, nous avons le temps.
Arrivée dans le restaurant, salle bondée. La commande est passée, nous attendons notre plat. 20mn, 30mn passent, le bateau repart bientôt. Enfin, 20 minutes avant le départ, nous avons notre assiette. 15 minutes après, elle était finie, nous étions en train de courir sur le ponton... Dur le ventre plein...
Montée dans le bateau, nous repartons vers la terre ferme. Le soleil décline au dessus de la mer, lui donnant des reflets scintillants, le température est parfaite... Bonne journée.

Arrivée à Galway, nous visitons le centre ville. L'animation n'est plus comme en janvier, des artistes sont dans les rues : musicines, cracheurs de feu... Nous essayons de rentrer dans un pub : c'est samedi soir, il est bondé, nous crevons de chaud...

Retour à l'auberge de jeunesse. Cette fois ci nous partageons la chambre avec 12 personnes... l'usine...
2.00 : retour des fêtards. L'un d'entre eux monte sur son lit, s'allonge et commence à dormir. Puis il commence à ronfler, à rugir plutôt : un véritable moteur de Harley Davidson. Impossible de dormir. La nuit n'a pas été bonne.

Levés le lendemain, nous nous interrogeons sur le programme de la journée : je connaît le Connemara et le Burren, inutile d'y retourner.
Me vint alors l'idée de louer une voiture pour une journée pour aller visiter Achill Island, une péninsule située un peu plus au Nord du Connemara.
Réservation faite, nous partons chercher la voiture. Elle est garée dans un garage, au bord l'un quai.
Marchant le long du quai, j'apperçois des marins faisant des manoeuvres : c'est la marine française qui est amarée dans le port de Galway.

La voiture trouvée, nous quittons Galway. Problème : nous n'avions pas de carte, le voyage n'était pas prévu. Nous avons regardé sur le net avant de partir de l'auberge l'itinéraire pour aller à Achill Island.
Je lui demande où il a mis le papier où j'ai noté l'itinéraire : il ne sait plus. Nous prenons une route car la direction indiquée nous rappelait vaguement une ville vue sur la carte. Avec Roberto au volant, je ne me sens pas rassuré.
Mon instinct a eu raison. La route est vallonée. Roberto s'amuse à prendre les côtes sans ralentir, je me sens comme dans un manège... Attention le petit déjeuner n'est pas encore totalement digéré...
Je lui dis de ralentir, mais pour lui, peut importe : "We'have the full insurance, it's ok"
It's ok jusqu'au milieu d'une route, dans le comté de Mayo. De part et d'autre de la route, la plaine, rien.
Roberto dépasse une voiture, le moteur commence à faire un drôle de bruit... Il n'arrive plus à passer les vitesses, nous roulons en seconde...
Nous traversons ces plaines puis nous arrivons à Newport : adieu Achill Island, adieu voiture.
Nous nous garons sur le parking d'une station essence : le gérant ne peut rien faire pour nous. Il nous donne le numéro de téléphone d'un garagiste.
Trois quart d'heure après, il arrive. Diagnostic : "It's gone" : la boîte de vitesse était cassée... Retour à Galway à pied? Nous laissons les clés au gérant de la station, suivant les conseil de l'assistance technique de la compagnie de location, puis nous essayons de trouver un bus pour rentrer à Galway. Perdu dans Newport, nous demandons notre chemin dans un hôtel : l'arrêt de bus n'est pas très loin, il ne va pas tarder à arriver.
La couverture de l'Irlande en bus est de qualité; mais la rapidité est loin d'être au rendez vous... C'est vraiment un autre style de vie... Quelque part, cela nous stresse moins : malgrè nos mésaventures avec la voiture, nous essayons de profiter du paysage.
Roberto, philosophe, me dit : "Better to be lucky than rich"... Je suis d'accord, mais si on est malchanceux...
Deux heures de bus pour rejoindre Galway. Arrivée dans l'agence, nous demandons à faire une déclaration suite à la panne de la voiture. La personne s'occupant de l'agence nous dit qu'elle nous contactera et nous remboursera le montant de la location si l'expertise prouve que la panne nous est due. Or, pendant quelques semaines, rien. J'appelle l'agence, pas de nouvelle. En août, soit trois mois après toujours pas de nouvelle. 150euros perdus... Cette agence n'est pas bon pour le Budget...

Après avoir mangé un kebab, nous repartons pour Dublin... Trois heures de bus encore...
Arrivé à Dublin, le premier voyage de l'été a été mitigé...
Gardons espoir, l'été ne fait que commencer, d'autres destinations s'offriront à moi...

Images Aléatoires

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