
Vendredi, fin d'après midi.
Fin du boulot à 17.00, retour à la maison. La mère d'Elodie était venue lui rendre visite pour quelques jours.
Elle me demanda si j'étais ok pour partir en Irlande du Nord. Malade de la semaine dernière, je répondis oui sans hésiter.
18.30 : busaras.
Départ pour Belfast en bus. La route va être longue.
Nous longeons la côte, qui est aussi visible que les paysages de la semaine dernière...
22.00 : arrivée dans l'auberge de jeunesse à Belfast. l'usine. Nous avons des chambres séparées, je la partage avec deux personnes. Le repos n'est pas au rendez vous, la boîte de nuit ne fermera
pas avant 2 ou 3.00 du matin...
Lendemain matin, réveil, douche dans une pièce qui n'est pas une salle de bain, mais bon, ça ira.
Petit déjeuner, continental celui là, pas de saucisse ni d'oeufs.
9.30 : visite de Belfast.
Avant toutefois, recherche d'un BNB. Nous sommes en novembre mais tout est déjà complet. Au détour d'une rue, une chambre de libre. Bien moins confortable que celle de Bunbeg, elle le sera
toujours plus que la chambre de l'auberge de jeunesse.
Nous voilà rassurés, nous pouvons commencer à découvrir la ville.
Belfast n'a rien à voir avec Dublin, c'est une ville anglaise avec des anglais. Les maisons, les rues, tout est différent.
Marchant dans une petite rue tranquille, nous nous sommes un peu égarrés. Je me retourne, et là surprise : le calme venait de voler en éclat : un mur à l'angle d'une rue rappelle que Belfast a
été en guerre il n'y a pas si longtemps : une peinture immense sur la façade de la maison représentait un homme cagoulé avec une mitraillette à la main, avec ses mots inscrits : "maintenant vous
entrez dans le quartier loyaliste de Belfast".
Autour de nous, des barbelés. Nous décidons de faire demi tour, la rue était plus accueillante avant.
Visite du centre ville : peu de monuments, de magasin : un peu déçu, je pensait que Belfast serait plus grande que cela. Tant mieux, je trouve cela moins stressant.
Devant Marks and Spencer, des taxis noirs : nous sommes bien en Angleterre.
Balade dans Belfast, visite du pont Victoria, passage près d'un collège, où les élèves semblaient suivre un mode vestimentaire plus que...douteuse : garçons en pyjamas, gothiques, et autres
personnes au physique indescriptible... Une fois de plus, nous sommes bien en Angleterre...
Regardant où nous devions aller, un homme s'approche de nous et nous demande spontanément si nous nous sommes perdu. Il nous indiqua le chemin. C'est aussi ça les anglais.
Ensuite déjeuner dans une caféteria, nourriture correcte. Evidemment, la monnaie n'est pas la même, tout est un peu plus cher.
On passe en face prendre un café. le barista, un italien je crois, connaissait Nîmes... Comme quoi le monde est petit...
Visite du jardin des plantes, puis retour au BNB.
Le soir, dîner dans un restaurant : la cuisine anglaise n'est pas si mauvaise que cela, tous comptes faits... Je commande un pizza, pas mauvaise mais rien à voir avec celles du restaurant de
Marco. Je demande de l'huile piquante pour mettre sur ma pizza : on m'apporte une sorte de gelée liquide sucrée salée épicée... Ce n'est pas mauvais mais surprenant pour un français... Il faut
bien une english touch, on n'est pas en France !
Par contre méfiez vous, quand vous commandez, les accompagnements ne sont pas compris dans le prix... La note peut s'avérer être salée...
Chose étonnante, qui l'est moins maintenant, pour nous en France, c'est qu'en Angleterre il est autorisé de fumer dans les lieux publics... Quelle étrange coutume pour moi... Après seulement un
mois en Irlande, j'avais pris l'habitude à ce que les gens sortent pour fumer! C'est l'habitude qu'a pris elodie aussi, car même si c'est autorisé de fumer dans le restaurant, elle est sortie
pour fumer... Ce n'est donc juste qu'une question d'habitude...
Lendemain matin, direction la chaussée des géants.
Petit déjeuner dans le BNB, English breakfast, proche de l'Irish...
Dans la salle un homme prenait son petit déjeuner aussi.
Départ pour l'auberge de jeunesse où nous attends le bus. Cet homme nous accompagne, c'est Gidéon, un allemend qui travaille à Dublin lui aussi. Il parle un peu français, pas trop mal je dois
dire.
Montée dans le bus, Gidéon s'assied à nos côtés. C'est une personne très gentille mais très collante, très bavarde.
Discution tout au long de la route qui longe la côte.
Arrivée dans un grand parking au bord d'une falaise. En face, un îlot à tête verte : sheep island. Nous sommes arrivés à Carrick-a-rede, et nous prenons un chemin de terre le long des
falaises.
Arrivée devant une petite porte, nous étions les derniers de la saison à traverser ce pont à corde au dessus de la mer. Ca ne parait pas comme cela, mais avec un ciel un peu gris, et un peu de
vent entre les falises, mieux ne vaut pas avoir le vertige.
En récompense, on a eu droit à un diplôme, c'est pour vous dire...
Retour dans le bus, en route pour la chaussée des géants.
Arrivée dans un parking goudronné, avec office du tourisme et boutique de souvenir.
Descente vers la chaussée : premier aperçu depuis le chemin : c'est minuscule. Mais c'est pourtant classé au patrmoine mondial de l'Unesco.
Arrivé sur les rochers, c'est vrai que ça vaut le coup d'oeil : en bord de mer, quelque part en Irlande du Nord, quelques mètres carrés de roches semblent avoir été posés par l'Homme. On dirait
des pavés. Or ce n'est juste que de la lave qui s'est crystalisée au contact de l'eau, il y a quelques milliers d'années.
L'histoire raconte que ce sont des géants qui ont construit cette route qui mène vers l'Ecosse. Il est vrai que l'on retrouve la mème formation rocheuse de l'autre côté du north channel.
Le temps est beau, nous remontons pour aller sur les falaises. Paysage magnifique de plaines coupées net par les falaises, mélanges de couleurs du au soleil déclinant. Il est 17.00, en Irlande du
Nord, tout est calme, tout est beau...
Retour sur Belfast. en arrivant, on voit au loin les grues qui ont servies à la construction du Titanic. Construit à Belfast, il a fait sa dernière escale à Cork, sans pouvoir rejoindre sa
destination...
Retour sur Dublin, après un très bon week end.
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